Le makhila ou makila est une partie de la maison basque. Il était le compagnon de marche de tout basque autrefois.
C'est sa grand-mère Marie-Jeanne Ainciart qui a transmis les savoir-faire à Jean Bergara dans les années 20. Le village de Larressore se trouvait sur un des chemins vers Compostelle et, on peut ajouter, sur la route des marchandises vers Pampelune entre le grand port de Bayonne et l'Espagne. Le makila était aussi à cette époque une arme pour se défendre contre les mauvaises rencontres, animaux sauvages ou autres.
Quand un makhila est commandé, la tige de néflier est choisie dans le stock de l'atelier en fonction de la morphologie du destinataire. Les diamètres du bois donnent les dimensions des pièces de métal à découper, qui sont ensuite mises en forme et enfin soudées par une brasure à l'argent. Ces pièces métalliques sont dénommées viroles et peuvent être en laiton, maillechort ou argent.
Nicole précise aussi comment sont faites les scarifications sur les tiges de néflier au printemps et comment elles sont coupées à l'automne puis passées au four pour faire éclater l'écorce et enfin embellies pendant de nombreuses années avant le montage des viroles.
Les makhilas de l'atelier sont tous signés Ainciart Bergara. Ils ne sont vendus qu'à l'atelier et sont personnalisés avec le nom et le prénom. Un petite phrase ou devise choisie par le client est gravée en Basque.
Dans cette vidéo on voit une partie du travail des artisans: travaux sur les viroles, soudure, couture du cuir avec Jean-Louis, Robert et Mayi.