qui est de nouveau diffusé en 1946 dans une version quasi identique. Dans le chapitre relatif aux métiers, deux pages sont consacrées au makila. Il y est écrit : "La fabrication d'un makila est oeuvre de longue haleine". Et le texte de décrire les opérations qui amènent de la tige de néflier au montage des viroles et à l'habillage de cuir.

La couverture du livre de Bernouville où est décrite la fabrication du makila    un autre exemplaire de la couverture

Ce même titre est repris dans le film noir et blanc de Maurice Champreux sorti en salle début 1931, Au Pays des Basques. On y voit Jean et Marie-Jeanne Ainciart dans différentes étapes de la fabrication à Larressore. Le titre de cette longue séquence: "La fabrication de la canne basque ou makila est oeuvre de longue haleine".

L'affiche du film Au Pays des Basques

Pour faire un makhila il faut à la fois du temps et des savoir-faire: le temps pour la pousse du néflier, son incision sur pied, le passage au four, sa coloration et son entretien pendant des années pour obtenir un bois patiné de bel aspect; les savoir-faire pour le bois mais aussi les pièces métalliques (viroles, trèfles, pointes) et le cuir (tresse et dragonne). Et bien sur le savoir-faire du montage des différents éléments devant vos yeux à l'atelier de Larressore.
Et tout ceci peut être simplifié dans les makilas de boutique: bois de châtaigner non incisé, coloré à la teinture, viroles découpées dans des tubes et gravées au laser, montage au plomb ou à la résine. Et encore plus simplifié avec des matériaux synthétiques, sans aucune tresse de cuir, avec gravure au laser et montage à la colle de pièces fondues en usine.

Comme avait coutume de dire Marie-Jeanne:
Méfiez-vous des imitations !

Traduction par l'abbé Larre pour notre site web:
KASU GURE HITZALEAN ARI DIRENERI !
Attention à tous ceux qui vivent dans notre ombre !

>> Le site du makhila Ainciart Bergara