elle en a 22 ans en 1926 et connait tous les savoir-faire de l'atelier. Sa spécialité: le cuir et le tressage.
La revue basque Gure Herria lui rend hommage en 1936 dans l'article consacré "A la gloire d'Ainciart et Bergara, orfèvres du makhila". Voici ce qu'écrit alors Emmanuel Souberbielle: "Elle fut le bras droit de son père dans l'art de transformer un simple bâton de néflier en un bijou redoutable. Cette vaillante compagne continue sa tâche auprès de son mari. Elle a droit aux mêmes éloges".
Le quotidien Sud Ouest ajoute, dans un article qui lui est consacré à sa disparition en 1980: elle fut la deuxième femme à sauver l'objet précieux. Elle prit la relève de son père avant d'épouser (Jean Bergara). Et d'insister sur "son travail fait main, patient et minutieux".
On se souviendra de ce qu'elle disait souvent: Méfiez-vous des imitations!

                Marie-Jeanne jeune tresse un haut de makila à l'atelier de Larressore vers 1920      Plus tard, Marie-Jeanne âgée travaillant une tresse de makila vers 1969

Quatre photos de Marie-Jeanne Ainciart: seule en 1920 et en 1969.
Avec son père Jean Ainciart et avec son mari Jean Bergara.

           Marie-Jeanne et Jean Ainciart à l'atelier des makilas à Larressore vers 1920      Marie-Jeanne et Jean Bergara au travail dans l'atelier des makilas vers 1969